Automnales
Au temps où l’arbre s’effeuille,
Sur les branches, subsistent les oiseaux.
Fini le temps où l’on cueille,
Le vent dénude les ormeaux.
Parée d’or blond, une tresse ondoyante,
Une adolescente au teint sans fard,
Retient sa jupe virevoltante,
D’une main diaphane, ajuste son foulard.
Le crépuscule s’endort dans la vallée,
Jette son manteau gris sur la source isolée,
Les feuilles jonchent les sols jaunis,
Là, où passent les chasseurs démunis.
Janine Loisel
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